lundi 24 décembre 2012

Les publicitaires et les « Joyeuses fêtes ! »


Les publicitaires se surpassent dans le temps de Noël. Si ce n’est pas en créativité, c’est en quantité. Les medias sont bourrés de messages tous plus alléchants les uns que les autres. Les marchands de bonheur se pourlèchent les babines en constatant que les badauds se bousculent devant leurs vitrines.

Or, le bonheur promis par les merveilleux concepts des créatifs ne se manifeste pas de la même façon dans tous les esprits. D’abord, il y a tous ceux qui travaillent sans relâche pour simplement survivre ; ceux-là ne sont pas touchés par la publicité car ils s’endorment devant leur télé et parcourent les trottoirs tête baissée pour pouvoir avancer malgré leur fatigue.  Ensuite, il y ces privilégiés pour qui l’argent ne fait pas défaut ; ceux-là savent déjà ce qu’ils auront à Noël car ils l’ont déjà acheté.
Enfin, il y a la grande majorité des gens ordinaires qui essaient de passer à travers cette période de tentation sans défoncer leur budget, essayant de résister à leur conjoint, à leurs enfants, à la pression de leur entourage qui les invitent à acquérir la dernière machine à café de 500$ ou à opter le petit séjour dans les îles à 5000$  « Tout le monde visite le Vietnam cette année », entendez-vous dans votre entourage ? Que non ! Selon un sondage Angus Reid publié par LaPresse du 4 avril 2012, « 57% des Québécois n'ont pas pris la route des vacances - un séjour de plus de trois nuitées - lors de la dernière année ».
C’est que, malgré ce que veut faire croire la publicité, le « bonheur consommatoire » n’est pas accessible à tous car les richesses ne sont pas partagées équitablement ; le revenu moyen d’une famille monoparentale-mère avec un enfant est de 26,000$ -c’est vrai, que celle-ci ne paye pas d’impôt. Or, le 10% des plus riches qui rechignent à partager davantage que « les autres » sont gras dur : selon Pierre Fortin, professeur émérite de sciences économiques à l’Université du Québec à Montréal, le 10% des plus riches Québécois captent plus de 37% du revenu annuel produit par tous les Québécois.
La masse des Québécois se retrouve à quelque part entre ces deux extrêmes. Les philosophes Robichaud et Turmel rappellent dans La Juste part, « Toute richesse est d’abord un produit social […] Pour profiter de l'explosion informatique causée par l'apparition de l'ordinateur personnel, il fallait être disponible et compétent en janvier 1975. Si vous étiez trop jeune ou insuffisamment compétent, les quelques années nécessaires pour terminer votre formation allaient faire en sorte que vous accuseriez un retard irréparable sur les Bill Gates, Paul Allen et Steve Ballmer (Microsoft), Steve Jobs (Apple), Eric Schmidt (Novell) et Bill Joy (Unix et Java), tous à peu près du même âge. Si vous étiez trop vieux, les conditions salariales et votre situation familiale rendaient impensable de tout plaquer pour un succès plus qu'incertain ». Citant Malcolm Gladwell, ils concluaient : « Ce que ces individus ont accompli est spectaculaire, mais leur réussite ne leur revenait pas entièrement. Elle était le produit du monde dans lequel ils avaient grandi. »
Quand les libertaires refusent de soutenir les plus mal pris sous prétexte que ce sont des paresseux et des profiteurs, ils sont malhonnêtes ou ignorants. Quand les publicitaires font miroiter à tous qu’ils peuvent acquérir les biens qu’ils convoitent, ils jouent le rôle du diable, et leur préparent un dérapage dans l’ornière de l’endettement. Les publicitaires à la mode, ceux qui gagnent beaucoup d’argent, ceux qui ont acquis une certaine célébrité, ceux qui ont réussi comme on dit (dont moi), le doivent à une certaine « conjoncture » et non pas à leur seul talent, travail ou astuce.
Joyeuses fêtes !

vendredi 18 mai 2012

PETITION EN LIGNE CONTRE LA LOI 78 QUI BRIME UN DROIT FONDAMENTAL

« Plus de cinq professeurs de droit et une dizaine d’avocats, mandatés par les fédérations étudiantes collégiale et universitaire, ont travaillé sans relâche cette nuit et continueront aujourd’hui, aux côtés de l’équipe de la Clinique juridique Juripop et de Me Félix-Antoine Dumais-Michaud, afin d’être en mesure de s’adresser rapidement aux tribunaux suivant l’adoption de la loi spéciale. Chaque citoyen est également invité à prendre part à cette vaste contestation par l’entremise du site Internet www.loi78.com »

SOURCE : Communiqué de la La Clinique juridique Juripop http://www.juripop.org/medias/nouvelles/projet-de-loi-78-un-veritable-manifes...

Pour signer la pétition en ligne :
http://loi78.com/ 

100jours

jeudi 17 mai 2012

12 SYNDICATS DE PROFS D'UNIVERSITÉ DÉNONCENT LE BAILLON IMPOSÉ AUX ÉTUDIANTS

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LES PROFESSEURES ET PROFESSEURS DES UNIVERSITÉS QUÉBÉCOISES S’UNISSENT POUR OEUVRER À LA SORTIE DE LA CRISE.

· Ils dénoncent l’usage de la répression pour régler le conflit.

· Ils exigent de véritables négociations et une participation importante aux décisions qui se rapportent à l’université.

1.   Considérant la gravité de la crise actuelle, la détérioration sociale et l’urgence d’un vrai règlement du conflit,

2.   Considérant le projet de loi spéciale qui ne règle pas les problèmes de fond mais qui risque plutôt d’envenimer la situation,

3.   Considérant l’exclusion inacceptable du corps professoral universitaire des négociations qui ont eu cours et du projet de création d’un Conseil des universités,

4.   Considérant l’ampleur des enjeux universitaires,

Nous, professeures et professeurs des universités québécoises :

·    Exprimons notre profond engagement intellectuel et humain envers nos étudiants;

·    Rappelons que l’Université remplit une mission intellectuelle centrée sur l’enseignement et la recherche;

·    Affirmons que l’Université doit prendre tous les moyens pour demeurer un service public;

·    Exigeons que la mission universitaire ne soit jamais détournée vers des fins politiques ou idéologiques, ni asservie à des intérêts commerciaux;

·    Rappelons le rôle central que nous jouons dans l’université, non seulement comme intellectuels mais aussi par notre participation active aux instances qui en déterminent les principes, les orientations et le développement;

·    Revendiquons la participation importante des syndicats de professeures et professeurs d’université dans les instances qui fixeront les modalités de règlement du conflit et dans un éventuel Conseil des universités;

·    Nous dissocions de nos administrateurs universitaires qui ont souvent amplifié la crise, notamment par la judiciarisation du conflit et le recours à l’intervention de forces de sécurité dans les locaux de nos campus universitaires;

·    Ne reconnaissons pas la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ) comme le porte-parole de l’Université québécoise qu’elle prétend incarner;

·    Blâmons le Gouvernement du Québec pour son incapacité à engager un véritable dialogue avec les étudiants ainsi que pour ses tactiques politiques durant le présent conflit.

Une sortie de crise pour nos étudiants, que faire ?

Afin de permettre une réflexion approfondie de tous les acteurs sociaux concernés par l’accessibilité aux études supérieures de même que par la mission, le financement et la gouvernance des universités, nous demandons au gouvernement :

• De tenir des États généraux sur l’université québécoise dans les plus brefs délais

possibles et d’y assurer une forte représentation des syndicats de professeures et

professeurs d’université;

• De surseoir à la hausse des frais de scolarité en attendant les conclusions de ces

États généraux.

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Déclaration appuyée par ces organisations : Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) – 514-843-5953/ Syndicat général des professeurs et professeures de l’Université de Montréal (SGPUM) – 514-343-6636/ Syndicat des professeures et professeurs de l’Université de Sherbrooke (SPPUS) – 819-821-7656/ Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ) – 514-987-3000, poste 6198 Association des professeurs de l’Université Concordia / Concordia University Faculty Association (APUC-CUFA) – 514-848-2424, poste 3999/ Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec à Chicoutimi (SPPUQAC) – 418-545-5378/ Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Rimouski (SPPUQAR) – 418-724-1467/ Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Trois-Rivières (SPPUQTR) – 819-376-5041/ Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (SPUQAT) – 819-762-0971, poste 2441/ Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO) – 819-773-1792, poste 1795/ Syndicat des professeur/es de l’Institut national de la recherche scientifique (SPINRS) – 514-875-1266, poste 2023/ Syndicat des professeures et professeurs de la Télé-université (SPPTU)  

Déclaration du 17 mai 2012

lundi 7 mai 2012

10000 jeunes décernent le prix « Coeur d’or » de la publicité 2012 à une publicité IGA de l’agence Sid Lee

Prixducoeur
Le prix « Coeur d’or » des Prix du coeur de la publicité 2012 est décerné à une publicité IGA créée par l’agence de publicité Sid Lee. Cette publicité a su gagner le coeur des jeunes publics par son humour, son approche humaine et en ce qu’il encourage la consommation responsable.
Le prix « Cœur de pierre » a été emporté par l’agence américaine Cramer-Krasselt qui a conçu un pub pour Zantac. Le concept, jugé sexiste et inapproprié par les jeunes, met l’accent sur la surconsommation, l’adoption de mauvaises habitudes alimentaires et prône des valeurs sociales négatives.
Ce concours est une activité pédagogique qui vise le développement de l'esprit critique des ados face à la publicité. Plus de 100 écoles, 35 maisons de jeunes et 3 carrefours jeunesse-emploi ont participé au jury, ce qui totalise 10 010 jeunes à travers le Québec. Le concours compte également un volet grand public qui permet de voter via le site Internet www.prixducoeurdelapub.com
Le concours est le fruit d’un partenariat entre Centraide Québec et Chaudière-Appalaches, l’Office de la protection du consommateur et Claude Cossette, professeur en publicité à l’Université Laval.
Source : Roxanne roux r.roux@acefrsq.com   (418) 835-6633 #223

jeudi 23 février 2012

Postes pour publicitaires d'expérience


Je viens d'apprendre que des postes de professeurs de publicité sont en train de s'ouvrir en communication à l'Université Laval.
     C'est le plus gros département de communication au Québec; il rassemble 1000 étudiants et 30 profs venus du Canada, de France, de Belgique, du Benin et des États-Unis.
     L'enseignant recherché doit avoir une longue expérience en agence et être prêt à compléter des études doctorales.
     Si vous connaissez un candidat potentiel, faites-lui suivre cette information.

jeudi 20 octobre 2011

Première mondiale du Québec : Livres gratuits sur la publicité sociale

Télémaque est un groupe de réflexion mis sur pied par le gourou de la pub québécoise, Claude Cossette, et dont la collection est dirigée par le publicitaire et professeur Christian Desîlets.
Quatre titres sont publiés et accessibles gratuitement par l’Internet à l’adresse Telemaque.org
Tome 1 - La Publicité sociale par Cossette & Daignault
Tome 2 - L'Image efficace par Luc Saint-Hilaire
Tome 3 – Les Communautés virtuelles par Annie Laforest
Tome 4 – L’Image efficace par Luc Saint-Hilaire
Chaque sujet est couvert en 125 pages rédigées dans une langue accessible. Ils sont offerts en format papier à moins de 10$ et sont téléchargeables gratuitement en format numérique sur le site Telemaque.org
Tome1contour

Originalité du projet
Télémaque n’entretient aucune visée lucrative. Ni les auteurs ni l’équipe exécutive ne sont rémunérés. Le projet est original sous trois aspects. Au plan philosophique, Télémaque conteste les affairistes qui cherchent à marchandiser toute chose y compris le savoir. Au plan de l’édition, Télémaque s’appuie sur les technologies de l’information (sur l’impression automatisée par le Web) pour réduire les coûts de l’imprimerie traditionnelle. Au plan de la diffusion, Télémaque cherche à établir un circuit hors-commerce grâce au site Telemaque.org
Des avantages pour tous
Le Projet Télémaque est avantageux pour tous les participants car il est structuré dans une perspective sociale. Pour les citoyens, c’est une possibilité d’acquérir des ouvrages sérieux à des prix imbattables puisqu’ils sont offerts au prix coûtant d’impression —et gratuitement par l’Internet. Pour les auteurs, la Collection leur permet, par les effets synergiques découlant des efforts de promotion, d’obtenir une diffusion optimale et une notoriété accrue. Pour le Département de communication de l’Université Laval, c’est une pierre qui marque leur position de leader en diffusion du savoir dans les domaines de leurs recherches et de leur enseignement en publicité sociale.
La réalisation
Le Projet Télémaque et le site Telemaque.org ont été réalisés grâce à la collaboration de nombreuses personnes. Mme Pénélope Daignault a assuré la direction éditoriale pour les deux premiers tomes et M. Christian Desîlets a pris la relève pour les tomes suivants. La conception graphique de la collection a été assurée par M. Martin Boucher et M. Mathieu Thériault en a fait l’adaptation pour les divers titres. Mme Catherine Ouellet et M. Maxime Roy ont travaillé à la mise en page. La révision a été assurée par M. Steeve Gobeil, Mme Jenny Larouche et M. Thierry Nadeau-Cossette. M. André Roy assure la médiatisation numérique. Mme June Marchand également participe au Comité conseil.

dimanche 31 juillet 2011

La mafia entretient ses bonnes œuvres

Blogdepub
Pour défendre le rôle social des publicitaires, le jeune créatif Dominic Faucher publie sur BlogDePub un article intitué Crisse de Job sale, la publicité. Pour se justifier "d'inventer des histoires" pour vendre n'importe quoi, il écrit:  « Quand tu seras en train de mourir dans ton lit d'hôpital, tu penseras aux crosseurs qui t'ont convaincu d'arrêter de fumer, qui t'ont trouvé du sang, qui ont rappelé à ta famille de venir te voir et qui ont persuadé les Québécois de signer leur carte de dons d'organes. Tu serais sans doute déjà mort si y'avaient pas inventé d'histoires.»

Je lui rappelle que d'autres "méchants" se justifient en entretenant de bonnes oeuvres. J'écris : « Comme les mafieux, les publicitaires se défendent de vendre cette merde sous prétexte qu’ils entretiennent de « bonnes œuvres » : des campagnes sociales pour l’environnement.»

Voir: http://blogdepub.com/ 

dimanche 3 juillet 2011

Mon dernier livre GRATUITEMENT.

Mon dernier livre s'intitule :  La Publicité sociale : définitions, particularités, usages. Je l'ai écrit avec ma collègue, Pénélope Daignault.

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C'est le premier consacré entièrement à la publicité sociale. Il sera lancé officiellement en septembre mais j'ai pensé que vous aimeriez y jeter un coup d'oeil en "avant première".

Le sujet ? D’où vient la publicité sociale ? Qu’est-ce qui la distingue d’autres types de communications persuasives ? Qui s’en sert et comment est-elle utilisée ? L’utilisation de la publicité sociale est-elle toujours altruiste ou sert-elle l’image de l’entreprise qui y a recourt ? Voilà seulement quelques-unes des questions posées dans ce livre. Rédigé dans un langage non-technique, ce livre s’adresse à quiconque désire connaître les rouages de cette communication persuasive qui a pour fin le bien-être collectif.

Vous pouvez le télécharger gratuitement en vous rendant à la page : http://telemaque.org/

Bonne lecture !

vendredi 27 mai 2011

FAUCHER ME FAIT SUER !

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Le jeune directeur de la création chez BleuBlancRouge est toujours convaincu que je suis un idéaliste. Il écrit : « Qu’y a-t-il de mal qu’un émetteur retire un bénéfice commercial positif d’une publicité sociale, si celle-ci change les comportements en bout de ligne? » Eh bien, moi, je n'aime pas que les affairistes me fassent croire que que leurs produits sont verts (bons pour la nature ou pour la santé) s'ils ce ne sont que des produits "ordinaires". Ça, c'est du greenwashinghttp://blogdepub.blogspot.com/

samedi 9 avril 2011

Les étudiants de Laval triomphent à New York.

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Nous avons choisi sept étudiants pour faire partie de l’équipe de création de l’Agence-école CYK de l’Université Laval que j’ai lancée avec mon collègue Christian Desîlets. CHICK-FM de Québec anime le mouvement des Nordiques Nation qui organise un voyage à New York le 9 avril 2011 pour manifester en faveur de la présence d’une équipe de la ligue nationale à Québec. 1600 amateurs de Québec se sont retrouvés sur Time Square à 14h heures. 

Nordiques Nation avait accès à un immense panneaux publicitaire électroluminescent qui donne sur Time Square. Nos étudiants ont offert aux organisateurs de Nordiques Nation de concevoir et produire un vidéo pour stimuler l’enthousiasme des fans qui seraient sur place. Ils ont produit un vidéo d’une minute sans son (inutile pour l’endroit). On peut voir le vidéo à : http://www.youtube.com/watch?v=bpZNgdN9uzY

Le Soleil de Québec a publié un reportage sur le sujet. Cyberpresse du 10 avril a publié une interview vidéo de trois des étudiants. 

Canoe Sports a publié un article sur le sujet : http://fr.canoe.ca/sports/nouvelles/hockey/lnh/archives/2011/04/20110408-2330...

Un publicitaire qui ne "se pogne pas le beigne"

08 Tim Horton's.m4a Listen on Posterous

Voici une intéressante chanson d'un groupe de jeunes qui font les manchettes dans le monde de la nouvelle musique depuis le début de l'été. Le Groupe s'appelle Tracteur Jack et est animé par un jeune publicitaire talentueux, Dominic Faucher. Finissant en publicité à l'Université Laval, Faucher est un prolifique concepteur, un bon stratège, joue avec les techinfo comme un poisson dans l'eau, dispose d'une bonne plume et se débrouille bien en graphisme. Cela fait beaucoup de cordes à son arc. Le problème deviendra alors celui de choisir.

Couvtracteur

Et maintenant, voici ce que disent les médias du deuxième album (téléchargeable gratuitement de Tracteur Jack) : "Des bons Jacks" dit le journal Voir. "Critique" dans Voir. "La couverture" de Voir. Plus, plusieurs entrevues à Radio-Canada, à 98,5, ainsi de suite. À découvrir !

 

Un publicitaire qui ne "se pogne pas le beigne"

08 Tim Horton's.m4a Listen on Posterous

Voici une intéressante chanson d'un groupe de jeunes qui font les manchettes dans le monde de la nouvelle musique depuis le début de l'été. Le Groupe s'appelle Tracteur Jack et est animé par un jeune publicitaire talentueux, Dominic Faucher. Finissant en publicité à l'Université Laval, Faucher est un prolifique concepteur, un bon stratège, joue avec les techinfo comme un poisson dans l'eau, dispose d'une bonne plume et se débrouille bien en graphisme. Cela fait beaucoup de cordes à son arc. Le problème deviendra alors celui de choisir.

Couvtracteur

Et maintenant, voici ce que disent les médias du deuxième album (téléchargeable gratuitement de Tracteur Jack) : "Des bons Jacks" dit le journal Voir. "Critique" dans Voir. "La couverture" de Voir. Plus, plusieurs entrevues à Radio-Canada, à 98,5, ainsi de suite. À découvrir !

 

jeudi 20 janvier 2011

Cannes : tout le monde il est gentil

Je discutais avec mes étudiants inscrits au cours Création publicitaire des gagnants de la dernière mouture du Festival International des Films Publicitaires de Cannes, Les Lions de Cannes. C'est un gros show : 10,000 délégués de 94 pays, 28,000 pièces en compétition.

Comme souvent, l'humour s'y est taillé une place prépondérante; on voit bien que les juges sont influencés par les jeunes créatifs qui poussent à la roue. Mais ce qui frappe, c'est jusqu'à quel point les annonceurs deviennent "plus humains", "plus sociaux". En devenant apôtres de l'environnement qui touche tellement les jeunes, bien sûr, mais également en misant plus largement sur les relations humaines. 

Les publicitaires ont compris qu'il ne s'agit plus seulement de parler d'argent et de biens matériels, mais de ce qui intéresse les humains au premier chef, L'AMOUR. Les relations humaines, la générosité, l'altruisme… Ça sert à vendre des bébelles et du vent, mais au moins, ça nous rappelle qu'humains, nous sommes et, humains nous demeurons.

Les Québécois y ont fait bonne figure avec leur spot pour la VW GolfMais le grand gagnant est The man your man could smell like de Old Spice qui s'adresse… aux femmes.

La publicité demeure ainsi toujours… de la publicité.

mardi 7 décembre 2010

L'Université Laval produit une pub pour sa fête annuelle

Une pub traditionnelle en longueur comme en contenu, mais "la ligne" finale est bien frappée : Les meilleurs sont ici

Voir : http://www.youtube.com/watch?v=GPs8JvekRFs

mercredi 10 novembre 2010

La publicité sociale inventée par des marketers?

Nous pensons que les procédures de la publicité commerciale ont fait leur preuves et qu’elles peuvent très bien servir celui de la publicité sociale. Toutefois, il faudra toujours questionner les fins poursuivies lors de la mise au point stratégique d’une campagne de publicité. Ces fins peuvent parfois déraper de manière inconsciente ou être volontairement occultées. La publicité sociale est un domaine délicat où même la bonne volonté peut entraîner à des dérives.


Ainsi, un certain nombre d’entreprises commerciales prétendent faire de la publicité sociale parce que, dans leur communication, elles font référence à des problèmes de société, comme l’environnement, la violence, la pauvreté, ou d’autres. Dagenais (1995) rappelle que, ce faisant, ces entreprises « font preuve de responsabilité sociale ».

Toutefois, il fait également remarquer que « les entreprises obtiennent [ainsi] une valeur ajoutée à leur notoriété ». On peut alors deviner que la qualité sociale de cette publicité est alors altérée par les avantages commerciaux qui en découlent pour l’entreprise comme le rappelle Allan Arlett (2010) : « Les sondages réalisés auprès de la population pour analyser ses attitudes envers les entreprises révèlent que les gens préfèrent acheter des biens et des services de sociétés qui se montrent généreuses plutôt qu'égoïstes.» Un marchand sait bien que des consommateurs deviendront éventuellement ses clients parce qu’il affichera sa sympathie envers une cause.

Il faut tout de même reconnaître que l’idée même de campagnes de publicité planifiées par et pour des organismes sociaux a vu le jour grâce ces mêmes grandes corporations. Leurs cadres ont assuré du service philanthropique dans des organisations sociales, religieuses, humanitaires ou politiques. Ce mouvement participatif a été encouragé par les chefs d’entreprises parce que, à partir des années 1960, plusieurs de ces grandes entreprises ont été accusées sur la place publique d’être de mauvais citoyens corporatifs. En effet, les décideurs de cette époque, obnubilés par l’efficacité, le rendement financier et aveuglés par leur cupidité, négligeaient leur image sociale.

Les richissimes magnats de la première industrialisation nord-américaine, pressés par leur morale religieuse et leurs conseillers en communication, avaient édifié des fondations qu’ils avaient dotées d’immenses budgets. On peut citer, au Canada, les J. W. McConnell (Sucre), Samuel Bronfman (alcool), William Maxwell Aitken Lord Beaverbrook (journaux), John Molson (bière). Puis, au cours du 20e siècle, cette tradition s’est perdue. Ces récentes années au Québec, quelques riches québécois l’ont ranimée; citons les Marcelle et Jean Coutu, les Chagnon (nouvelles technonologies) ou les Guy Laliberté (cirque).

Pendant une bonne partie du 20e siècle, les entreprises qui voulaient faire bonne figure, se contentaient de déléguer leurs cadres sur les conseils d’administrations et dans les divers comités des grands « organismes de charité » comme on les appelait alors. Ce sont tout de même ces cadres qui ont, sinon inventée, au moins professionnalisé la publicité sociale. En effet, plusieurs de ces cadres étaient des experts en communication. Constatant l’amateurisme qui était le lot de ces organismes en cette matière, ces administrateurs ont fait pression pour que les organismes de charité également fassent appel aux méthodes éprouvées de la publicité. Au début des années 1970, cette tendance est devenue manifeste.

C’est alors que la publicité sociale est académiquement née avec l’article de Kotler et Zaltman (1971). Toutefois, l’approche stratégique de la communication du marketing ne s’est répandue dans le secteur des activités sociales qu’à la fin des années 1980 quand de nombreux organismes gouvernementaux (du domaine de la santé publique, tout particulièrement) ont fait appel aux procédures qui avaient fait leurs preuves dans le domaine commercial. Au fil des années, c’est l’ensemble des gestionnaires du domaine social qui ont compris que le recours à la procédure publicitaire devenait un passage obligé.